![]() |
Comment utiliser la Bible
|
|
|
|
||
|
Pour ma
démonstration, je vais jouer sur la notion de carte géographique et de
territoire. La carte est une reproduction du territoire, elle n’est pas
«territoire». Ce n’est pas la réalité du terrain, c’est une image de la
réalité du territoire, un peu comme le peintre qui peint un paysage. Sa
peinture peut être extrêmement fidèle, même hyperréaliste, elle restera
reproduction. |
||
|
|
||
![]()
|
1. Le but d’une carte n’est pas premièrement de décrire ou de nous mettre en contact direct avec la réalité des endroits où l’on passe, mais de nous indiquer par où il faut passer pour arriver au but fixé. La carte a donc une fonction bien spécifique: elle indique le chemin, l’itinéraire à suivre! Elle représente d’une manière schématique la réalité du territoire qui lui ne se voit pas sur la carte. De même la Bible nous indique le chemin, l’itinéraire qui va nous conduire vers l’éternité. Je souhaiterai qu’on développe davantage une théologie du chemin au lieu d’une théologie de la connaissance intellectuelle de Dieu, comme si Dieu pouvait se connaître par nos spéculations théologiques. On pourrait même pousser ce raisonnement plus loin, en disant que le seul souci de la Bible, c’est de nous indiquer le chemin pour aller vers Dieu et Jésus reprendra ce thème fondamental en disant. «Je suis le chemin…». La Bible joue à fond le rôle de la «carte». C’est dommage que nous l’ayons souvent utilisée pour expliquer ou pour mettre en scène la réalité, particulièrement en ce qui concerne les réalités du temps de l’Ancien Testament. Se battre avec des scientifiques, sur la base des trois premiers chapitres de la Genèse, pour démontrer que la terre a été créée en six jours de 24 h (il paraît qu’aux USA, ça revient à la mode), c’est comme utiliser une carte géographique pour expliquer comment s’est agencée la ville de Carcassonne au Moyen-Âge. La carte géographique me montre que Carcassonne existe bel et bien et que ça pourrait être le point de départ d’un périple dans le sud-ouest de la France. Le livre de la Genèse dans la Bible, m’indique qu’il y a bien eu un point de départ de l’humanité voulu par Dieu. 2. En général, pour ses déplacements, on fait confiance à la carte d’un bon cartographe. Et pourtant, elle n’est pas vraiment juste dans la reproduction de la réalité. Le cas le plus flagrant, c’est lorsqu’on représente le monde sous forme de carte et que l’on met les continents à plat. La terre est ronde et on ne peut pas rendre sa rondeur tout en cherchant à montrer d’un seul tenant, sur une feuille de papier, la totalité des continents. On peut la reproduire en 3D, mais à ce moment-là, il y aura toujours une partie cachée. En dessinant à plat, les proportions ne sont pas respectées, la forme des continents, n’est pas forcément correcte et on pourrait justement en déduire que la terre n’est pas ronde. Pourtant, cette reproduction approximative s’avère extrêmement performante pour réaliser un bon nombre de tâches et d’activités qui elles sont parfaitement justes. Mettre la réalité spirituelle par écrit et l’imprimer sur papier revient à vouloir reproduire le «monde de Dieu» sur une feuille de papier. Le fossé est trop grand et on ne peut pas transposer la réalité telle qu’elle est, dans un livre. Est-ce que je suis entrain d’insinuer que la Bible est remplie d’erreurs? Qu’elle ne transmet pas fidèlement la réalité divine, qu’elle n’est pas inspirée? Absolument pas! Mon but, c’est de nous rendre un peu plus humble. Dieu doit surmonter des barrières insurmontables pour nous transmettre sa réalité et il faut bien qu’il l’adapte à notre entendement. «Mes pensées, ne sont pas vos pensées …». Cette approche «cartographique» de la Bible, nous aide aussi à mieux affronter les sceptiques qui semblent relever de nombreuses contradictions dans le tissu biblique. Un astronome n’aura aucune peine à démontrer que la représentation de mon planisphère sur un bout de papier est fausse par rapport à ce que lui aura compris de la réalité. Le scientifique par rapport à la Bible, c’est un peu pareil et puis, il faut bien l’admettre il se base souvent sur des théories qui n’ont pas toutes été vérifiées. Nous touchons à une réalité éternelle incompréhensible. Ce qui est important de savoir, c’est que Dieu vient pleinement dans notre réalité. Il s’incarne et ce qu’il souhaite, c’est de nous conduire à bon port. Une «carte» suffit, même si elle ne reproduit que partiellement la réalité. Dans un autre domaine, il faut apprendre à ne pas confondre le tissu biblique avec la réalité, même s’il y a beaucoup de concordances entre le texte biblique et la réalité. Dieu parle souvent avec des symboles, des paraboles, c’est une sorte de «carte» mentale. C’est comme si vous deviez expliquer à un homme du Neandertal, le fonctionnement d’un briquet. Vous parleriez peut-être de la pierre à feu au lieu du produit en plastique. Nous sommes encore dans le Neandertal spirituel par rapport à Dieu, il faut bien qu’il trouve des symboles pour nous faire comprendre sa réalité. Un symbole me fait comprendre ou sentir la réalité, mais ce n’est pas la réalité. La discussion entre catholiques et protestants sur le thème de l’Eucharistie (la Sainte Cène) bute justement sur cette problématique-là! |
|
|
|
||
|
|
||
|
1. Du point de vue «technique» est-ce que tu sais lire la «carte biblique», comprends-tu les symboles utilisés?2. Est-ce que tu trouves ton chemin dans la Bible? 3. Comment fais-tu pour passer de la réalité à la carte et vice-versa, comment fais-tu pour passer de la Bible à la réalité de ta vie et vice-versa (à ce sujet consulter une autre idée de prédication). 4. Quand est-ce qu’on consulte une carte? Après l’arrivée, au départ, pendant le voyage? 5. A quel endroit se trouve votre carte routière: à portée de main ou bien dans le coffre? 6. Comment fais-tu si tu n’a pas de carte et que tu dois rejoindre un endroit donné? Dans ce cas, à qui fais-tu confiance? |
||
![]() |
|
|
|
|
||
|
|
||