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Le business de l'apôtre Paul L’apôtre Paul ? Mais c’était un as dans le « business » de la tente ! Peu de gens connaissent la vraie histoire de l'entreprise « Paul », très étroitement mêlée à l'essor du christianisme naissant ! On n'a finalement retenu que les écrits de son fondateur Paul, dont le vrai métier était en fait la fabrication de tentes. A son époque, ses tentes ont transformé la transmission de l'Evangile. Il avait d'ailleurs un principe marketing très simple. Généralement, l'apôtre commençait son travail d'évangélisation en plantant, à l'écart d’une agglomération, une grande tente sous laquelle il prêchait, animait des rencontres et proposait certains spectacles avec des groupes musicaux. Il restait plusieurs mois sur place jusqu'à ce qu'une communauté naisse à la suite de son ministère percutant. Financièrement, c'était un investissement important, mais il récupérait assez rapidement sa mise, en vendant, la plupart du temps, sa tente à la nouvelle communauté. Ainsi que quelques petites tentes à ceux qui voulaient essaimer… Parfois, il faisait payer un ticket d'entrée à des concerts qu'il tenait sous la toile, histoire de ne pas dévaloriser son travail. Puis il repartait pour un nouveau défi. Par la suite, l'Eglise du lieu devenait un client assidu et faisait régulièrement revenir le fabricant pour réparer, compléter la structure de toile (aujourd'hui on dit "updater") et du même coup organiser des activités avec le fabricant comme vedette. Comme il avait un ministère reconnu, la communauté des croyants faisait d'une pierre deux coups. C'était pratique ! On ne savait pas toujours si l'évangéliste était demandé pour son savoir-faire dans les tentes et leur réparation ou bien si on s'attachait ses services pour ses talents d'orateur. Paul vivait de son business et, de ce fait, il ne pouvait pas se permettre de se planter dans un petit bourg de province. Pour développer son commerce, il avait besoin de s'investir dans de grandes agglomérations. Voilà pourquoi on le retrouvait dans toutes les grandes villes romaines de l'époque. A partir d’un petit
commerce local à Jérusalem, il a développé, en plusieurs années, une vraie
multinationale de la tente et de l'évangélisation !
Votre texte m'a beaucoup édifIé. Vous avez décrit la
réalité de ce que nous vivons dans nos églises. Et nous assistons à des
scènes incroyables. Certains serviteurs de Dieu venant de l'Afrique, en
particulier, se focalisent sur le thème de la prospérité. Après avoir promis
monts et merveilles au peuple de Dieu, ils repartent en Afrique avec des
cadeaux de la part des fidèles, des voitures, groupe électrogène pour leur
confort, vêtements, etc. Beaucoup d'hommes de Dieu arrêtent de travailler
pour être au service de l'église, alors qu'ils sont aptes à travailler. Votre texte reflète l'église aujourd'hui. MERCI
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A mon sens, les communautés chrétiennes ont mis souvent sur pied des activités que Dieu ne leur demandait pas. Il ne faut pas toujours croire que l’évangélisation progresse à coup de surenchère technologique et artistique. Méfions-nous de ces miroirs aux alouettes ! Il ne s’agit pas ici d’un réquisitoire contre les activités artistiques, les loisirs et les médias. Je suis le premier à dire que l’Eglise doit utiliser ces nouvelles technologies de communication, mais pas à n’importe quel prix !
La Bible ne conteste pas le profit personnel, mais elle met en garde les hommes et les femmes qui prennent l’Eglise pour un marché et qui la considèrent comme un client. Ce qui va de plus en plus poser problème, ce sont les « commerçants-évangélistes » ou les « commergélistes ». Ils allient ministère et commerce. Certains chanteurs, par exemple, font un immense business avec la vente de leur CD ou de leur spectacle. Souvent ils sont épaulés par un service de bénévoles qui se transforment en vendeurs occasionnels, sans que le bénéfice soit partagé avec la communauté qui accueille l’artiste. Par contre le déficit… Le commerce a ses règles et on ne peut pas jouer sur deux tableaux à la fois : celui du bénévolat et celui de l’économie. Il faut éliminer de nos têtes cette image désuète des premiers chanteurs évangéliques comme Gil Bernard qui tiraient éternellement le diable par la queue. Aujourd’hui, si une entreprise de loisirs est bien gérée, elle rapporte et certains l’ont bien compris. Tant mieux ! Les chrétiens européens ont un potentiel financier énorme, ce qui n’était pas forcément le cas, il y a quelques décennies! L’apôtre Paul – contrairement à mon histoire ci-contre – ne vivait pas de son commerce de fabricant de tentes. Il vivait de la grâce et de la dépendance directe de Dieu dans son quotidien. Au travers de cette expérience, il lui arrivait de travailler de ses dix doigts. Nuance ! Au commerce la logique commerciale. Au service dans l’Eglise une rémunération en conséquence !
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