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Jugement |
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En effet, ce jugement est propre à répondre à toutes les questions que nous nous posons sur le jugement final, et à nous donner l’assurance que Dieu a tout prévu pour le salut de son peuple. |
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Doré
Le texte
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Dans tout jugement il y a
quatre phases : - l’exécution de la sentence qui clôt le jugement à la satisfaction de tous devant la justice rétablie : ici, c’est la reconnaissance par tous de la sagesse de Salomon (v 28). Le sujet du litige entre les deux femmes, c’est le fils (v 23), prononcé 15 fois dans le texte ! L’instrument révélateur de la vérité est une épée (v 24). Ce qui est révélé, c’est ce que chaque femme a " dans ses entrailles "(v 26). La sentence prononcée par le roi est une sentence de libération au constat de la révélation du cœur de la vraie mère (v 27). La conclusion met l’accent sur la sagesse du juge Salomon, et non sur les deux femmes ou le fils (28). Comprenons
Le contexte Transposons cela au plan spirituel et symbolique du jugement dernier. Pourquoi faut-il un jugement dernier ? Dieu ne sait-il pas tout sur chacune de ses créatures ? Si, bien sûr ! Seulement, sa sagesse, sa justice et son amour ayant été contestés et mis en doute par l’Adversaire (Genèse 3. 1-5), il lui est nécessaire d’en faire la preuve devant toutes les créatures, afin d’éliminer toute arrière-pensée négative à son égard, comme Salomon a dû faire la preuve de sa sagesse devant tout Israël.
Le texte La sentence du roi se contente de ratifier les révélations faites par les attitudes des deux femmes face au fils. Finalement, c’est le roi qui est glorifié par tous, pour son jugement sage. Spirituellement, les deux femmes deviennent le symbole de l’humanité qui, passant en jugement à propos de son attitude vis-à-vis du Fils, fait la preuve de la sagesse et de l’amour de Dieu. L’instruction correspond à ce temps qu’il nous est donné de vivre, pendant lequel chacun doit se déterminer, doit choisir s’il est pour ou contre le Fils de Dieu, temps où il ne nous appartient pas de départager les vrais et les faux adorateurs parmi ceux qui se réclament de Christ, temps pendant lequel notre vie s’inscrit soit sur les " livres des œuvres " dont parlent Eccl 12.16 et Ap 20.12, soit sur " le livre de vie ", selon les manifestations concrètes de notre refus ou de notre acceptation du Fils Vivant (Ap. 21.27). L’interrogatoire, est ce moment dont la Bible nous parle en disant que l’Agneau est reconnu digne d’ouvrir les sceaux du livre scellé (Ap 5.7-9), moment où les trompettes sonnent sur la terre pour appeler à la repentance (Ap 6), moment où Dieu enfin scelle son peuple (Ap 7), et permet ainsi au tribunal des anges et des 24 vieillards de découvrir ceux qui sont réellement ses serviteurs (Ap 7 à 11), dignes d’être ressuscités au retour de leur Maître. Les épreuves de ce temps de la fin, qui est encore un temps de grâce, donné pour la repentance du plus grand nombre (2 Pi 3.9), permettent à chacun de révéler nettement son choix : mettre à mort le Fils de Dieu, ou le garder Vivant dans son cœur et dans sa vie. Mon attitude face à Jésus détermine dès à présent mon jugement : je me mets dans la situation présente et future d’être ou de ne pas être avec Dieu ! (Jean 3.18). Le jugement sert à mettre en lumière ce choix par le constat des actes qui en ont découlé : mes actes et mes paroles révéleront ce qu’était le choix de mon cœur, pour ou contre Dieu ? ou pour ceux qui n’auront pas connu le Seigneur : pour ou contre la loi de leur conscience ? C’est ce qu’exprime clairement l’apôtre Paul dans Romains 2.13 et 16 : " Ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés...C’est ce qui paraîtra au jour où selon mon Evangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes ". |
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Le texte de l’épître aux Romains emploie deux mots significatifs : " paraîtront au jour les actions secrètes ". Ephésiens 5.11-13 et Jean 3.19-20 disent la même chose, et sont illustrés par l’interrogatoire du procès des deux femmes devant Salomon : elles ont fait paraître au jour les ressorts secrets de leur cœur. Le jugement est bien la mise en lumière des actes de la foi ou de l’incrédulité vis-à-vis de Jésus, Parole de Dieu. L’instrument de cette mise en lumière, c’est l’épée de la Parole de Dieu, qui révèle les moindres replis du cœur (Hébreux 4.12). Le jugement dernier est la révélation du choix fait par l’homme dans ce monde face à Jésus-Christ. Refuser d’amener ses œuvres à la lumière de Dieu, de les reconnaître comme imparfaites et en contradiction avec la loi divine contenue dans sa Parole, c’est choisir dès à présent les ténèbres et la mort, ce qui provoque la séparation d’avec Dieu, comme l’a choisie la mauvaise mère de 1 Rois 3. Par contre, accepter aujourd’hui d’amener mon péché à la lumière devant Dieu, m’en libère aussitôt par le pardon de Dieu (Psaume 32.5). Quotidiennement, le jugement, qui est une mise en lumière par mes attitudes et mes actes de mon choix, de ma foi en Christ, me libère du péché et de la mort. Si par mes actes, j’amène moi-même, volontairement, à la lumière de Dieu, ce que j’ai dans le cœur, il n’y a pas de condamnation pour moi, mais une libération totale (Jean 5.24), une reconnaissance de ma valeur d’enfant de Dieu, une intégration dans la fraternité de son royaume, comme ce fut le cas pour la vraie mère de l’enfant. Si je refuse cette démarche quotidienne, alors ce sera Dieu qui, malgré moi, mettra en lumière mon choix qui se révélera un choix de mort (Jean 3.18). La sentence de libération et de justification des élus, et par voie de conséquence, de condamnation et élimination des impies, tombe au bout de ce temps de grâce (Ap 11.18). A ce moment le choix de chacun est évident pour tous ceux qui assistent le juge. Les élus sont déterminés et désignés pour la première résurrection qui a lieu au retour de Christ (Ap 19.1-16; 1 The 4.16). Ressuscités, ou transformés, ils se retrouvent avec Christ, comme la vraie mère se retrouva avec son fils. Le texte d’Apocalypse 20.4-5 et 12 nous révèle qu’a lieu alors le " jugement " des morts impies. D’après le jugement de Salomon, c’est à ce moment que, pour les élus, apparaissent en pleine lumière les " œuvres cachées " des impies, le fond de leur cœur. Les élus peuvent constater tous les appels de Dieu que les impies ont refusés, toutes les occasions de repentir qu’ils ont manquées. Par là, ils reconnaissent la justesse de la sentence de Dieu, sa sagesse et son amour puisqu’il a respecté les choix des impies, pour ne pas imposer son royaume éternel à ceux qui n’en ont pas voulu de leur vivant. L’exécution de la sentence provoque les alléluia des élus de toute la terre (Ap 19) qui ayant constaté la justice et la sagesse de Dieu dans son jugement, adorent le Seigneur. Dieu est justifié aux yeux de toutes ses créatures, il est blanchi des accusations sataniques. Il peut régner et habiter parmi les hommes, dans la paix et la justice, sans plus aucun risque de contestation (Ap 21.3-4 ; 22.1-5), comme Salomon qui eut un règne de paix et de gloire. Appliquons Cette parabole vivante du jugement nous invite à ressembler à la vraie mère de l’enfant : elle a privilégié la vie de son enfant, en le mettant à la première place, ce qui la dépouillait elle-même et en le donnant à l’autre. - Comment nous situons-nous par rapport au Fils de Dieu : voulons-nous Le garder jalousement pour nous, au risque de L’étouffer, par exemple en affirmant que nous sommes les vrais détenteurs de la vérité, les vrais observateurs de la loi, ou en l’enfermant dans la rigidité de notre légalisme et de nos principes, ou encore en mettant à la première place la part de notre Moi égoïste, orgueilleuse, jalouse, comme l’a fait la fausse mère, etc... Ou bien, prenons-nous le risque de nous dépouiller de nos certitudes en béton, de nos sécurités et même de nos droits, en offrant Christ aux autres pour qu’Il vive, en manifestant aux autres l’amour que nous avons pour Lui par le partage de nos biens matériels ou spirituels ? - Qu’est-ce qui compte le plus : la satisfaction de nos désirs personnels de valorisation et de justice, la défense de nos droits, ou le don de soi par amour pour Dieu et pour les autres ? Comment notre vie peut-elle rendre vivant le Fils de Dieu, sinon en manifestant en actes et en paroles le même amour inconditionnel qu’il a eu pour nous, et que Salomon a mis en lumière chez la vraie mère de l’enfant. Quelle impression vous laisse ce texte de jugement ? Frisson dans le dos, peur, joie, confiance ? |
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| LE JUGEMENT DERNIER | ||||||||||||||||||||
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