![]() |
Souveraineté |
|
|
|
||
|
|
||
|
|
||
| [Matériel] |
|
|
![]() |
||
But : appliquer ce
schéma de pensée au choix d’un nouveau pasteur ! Un des éléments forts de notre foi chrétienne est la certitude (peut-être irrationnelle ou sans preuve logique, peu importe) que Dieu a inspiré les rédacteurs de la Bible de façon telle qu’elle exprime à ses lecteurs de tous les temps, la pensée ou la façon de penser de Dieu. Dans le phénomène d'inspiration, Dieu fait passer son Esprit dans l'esprit de l'homme. Elle est le souffle divin exerçant son action, à des degrés variables, sur la personnalité humaine. Cependant, il est tout aussi certain que Dieu n’a pas dicté sa parole mot à mot aux rédacteurs qui l’écrivaient. Si Dieu avait dicté sa Parole, nous aurions des raisons d’être très mal-heureux de ne pas avoir l’original de chaque livre en français par exemple. Quoi qu’il en soit, la
Parole de Dieu que nous tenons pour lumière de notre vie spirituelle,
conjuguée avec l’action de l’Esprit de Dieu, ne dit pas tout ce que
nous pourrions souhaiter dans certaines circonstances. Elle nous donne
seulement des lignes directrices ou des exemples à suivre ou à ne pas
suivre, mais qui ne peuvent pas s’appliquer de façon systématique à
toutes les circonstances. Sans quoi, nous serions télécommandés par
Dieu, alors qu’il nous veut nous associer à ce qu’Il fait. Principe : articulation entre la souveraineté de Dieu (expression de sa volonté) et notre souveraineté (expression de notre volonté personnelle) dans le cours de nos événements. Les trois facettes de la répartition de la souveraineté de Dieu et des hommes peut être schématisée de la manière suivante : 1. Une première part dépend uniquement et directement de Dieu : c’est l’ensemble des domaines dans lesquels nous n’avons aucune prise, car Dieu les détermine lui-même sans aucune participation humaine. Ex : rotation de la terre, disposition des étoiles, lois de la physique, lieux des ressources minières, etc. domaine plutôt créationnel... 2. Une seconde part dépend en partie de notre collaboration avec Dieu : c’est l’ensemble des domaines dans lesquels Dieu veut nous associer à ce qu’Il fait et pour lesquels nous demandons à Dieu de nous conduire et de nous donner de la sagesse, etc. domaine plutôt relationnel y compris la relation à nous-mêmes... 3. Enfin, il y a une troisième part qui ne dépend que de nous : c’est l’ensemble des domaines qui sont laissés à notre propre arbitre, sans qu’il y ait ni bien ni mal à les décider. Domaines plutôt pragmatiques, liés à l’intendance, à l’utilisation d’objets. D’où le thème de
notre réflexion :Allons-nous recevoir, ou choisir un nouveau
pasteur ? De plus, nous avons lu divers papiers qui accompagnaient la convocation au colloque, et nous avons la possibilité de consulter d’autres protocoles, notamment le nouveau contrat-type d’engagement professionnel des pasteurs, au sein des FREE. Ce contrat prévoit un temps d’essai de trois mois. Pour ceux qui ne le sauraient pas, que le temps d’essai est le délai que l’on se donne pour confirmer ou résilier un contrat sans autre forme qu’un simple préavis de quelques jours. Pourquoi faisons-nous cela ? A la limite est-ce biblique ? Examen de quelques critères d’appréciation de la " qualité " du nouveau pasteur qui sera, rappelons-le, le principal responsable de l’assemblée. 2 . NOTRE RELATION A LA SOUVERAINETE DE DIEU Suivant notre tempérament naturel et notre culture, nous pouvons avoir une perception de la souveraineté de Dieu qui induit en nous des réactions ou des raisonnements diverses aux circonstances. Les deux extrêmes opposées peuvent être :
Si nous appliquons ce schéma à notre préoccupation, cela donne à peu près ceci : Dieu étant souverain et omniscient, Il possède tous les critères de choix du nouveau pasteur et va conduire toutes choses pour nous l’envoyer. Par conséquent, nos procédures et le travail de la Commission deviennent peu intéressants du moment que les dés sont déjà joués et qu’en fait, peu importe les modalités...
Dieu nous a donné des facultés, une église un cadre de travail, ne cherchons pas à marcher par la vue, par toutes sortes de signes. Nous avons à maîtriser nous-mêmes nos événements locaux plutôt que de nous laisser conduire par les circonstances ou par une inspiration parfois à géométrie variable en fonction des personnes. Si nous appliquons ce schéma à notre préoccupation, cela donne à peu près ceci : Dieu nous donne des facultés de raisonnement pour les faire fonctionner et le choix du futur pasteur est notre affaire, en fonction de nos critères locaux. Dieu nous délègue cette responsabilité, nous devons penser politique, c’est à dire nous efforcer de trouver un pasteur qui réponde à nos critères d’adhésion humains, qui entre dans le moule que nous avons préparé pour obtenir le plus d’électeurs possible... Nous n’interférons pas avec la Commission pour la recherche d’un nouveau pasteur, pas plus d’ailleurs que nous ne pouvons faire son travail, ni celui de la Commission des ministères. Ce qui est intéressant est de trouver un modèle de pensée qui puisse nous servir à mieux reconnaître l’action de Dieu dans nos circonstances. 2. LA BIBLE ET NOUS QUI INTERPRETE QUI ? Une réflexion des plus pertinentes a été faite lors du culte du 8 octobre dernier. La Parole de Dieu que nous voulons souveraine pour nous conduire dans nos réflexions doit avoir pour objectif de réformer nos vies, et non l’inverse. Effectivement, nous aurions peut-être tendance et peut-être même nous arrive-t-il fréquemment d’accommoder la Parole à notre façon de vivre ? C’est la Parole qui doit nous interpréter (et nous corriger) et non pas nous qui devons l’interpréter selon nos variables dont la première est l’humeur ! Bien entendu, je parle ici de son sens moral et non des problèmes de traduction. Au niveau théologique, il est évident que des docteurs doivent étudier ce que les auteurs des textes ancien exprimaient dans leur contexte, et je ne remets pas en cause ici l’herméneutique ou l’exégèse. Ce qu’il faut remettre en cause, c’est notre facilité à interpréter la Parole pour étayer notre mode de vie... 3. DIEU : UNE SOUVERAINETE AVEC DELEGATION Reprenons notre texte de la Genèse : la création 1 Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. 2 La terre était informe et vide; il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. 11 Puis Dieu dit, Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. 20 Dieu dit, Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l'étendue du ciel. 24 Dieu dit, Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi. 26 Puis Dieu dit, Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. 27 Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. 28 Dieu les bénit, et Dieu leur dit, Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. A l’évidence, Dieu délègue sans donner la procédure exacte ! C’est un peu comme s’Il disait : je vous donne les consignes ou la finalité, et à partir de là, trouvez vous-mêmes la meilleure méthode avec les facultés que je vous avez reçues ! 4. UN PETIT EXEMPLE ILLUSTRATIF Exemple de confrontation de la souveraine volonté de Dieu et de ma volonté personnelle : ATTENTION : c’est de la pure science-fiction : Un jeune chrétien qui, tout en souhaitant se conformer à la volonté de Dieu, décide un jour de se mettre en ménage... Comme chrétien qui souhaite se conformer à la volonté de Dieu, il peut, suivant son tempérament, prier par exemple de la manière suivante : " Seigneur, fais-moi rencontrer l’être que Tu as déjà prévu dans ta souveraineté pour moi "... Il peut également lire la Bible, afin de rechercher ce qu’il a déjà dit à ce sujet. Et il remarquera qu’il ne trouve que 4 consignes à suivre : 1. Tu vivras une vie de couple avec une femme : pas avec un autre homme, pas avec un enfant, pas avec un animal. Voir Lévit. 17, v.22-23. 2. Tu ne choisiras pas une femme de ta proche parenté, et elle ne sera pas déjà l'épouse d'un autre homme. 3. Elle sera ton unique épouse, et vous vivrez dans ce lien exclusif jusqu'au décès d'un des deux conjoints, et il vaut mieux qu’elle soit chrétienne afin de renforcer ce lien de fidélité. Voir 1Cor. 6-7 et Mat. 19. 4. Pour vivre cette vie de couple, tu quitteras ton père et ta mère, c'est à dire que tu seras en mesure d'être indépendant, notamment économiquement, et psychologiquement (les kilomètres de distance n’ont pas bcp d’importance). Voir Gen. 2/24. Ces directives montrent le cadre moral du choix. Tout le reste appartient à son juge-ment personnel, à ses souhaits personnels dans la mesure où il est concerné. S’il n’arrive pas à se situer avec ça, il peut bien sûr demander quelques précisions à Dieu, mais ce serait un peu curieux de demander à Dieu des précisions du genre : - Quelle doit être la couleur de ses yeux et de ses cheveux (gare à la triche...) ? - Quel doit être son âge et son poids exact ? - Quel est l'endroit où je la rencontrerai ?... etc. Tout le problème se résume à deux questions :
Il existera de toute façon des inconnues, des risques et des aléas de la vie que rien ne nous permet d'exclure. De plus, la forme du mariage, le genre de bureau d’état civil et la fête nous sont quasi inconnus. Ce qui fait le mariage, c’est l’engagement moral, et la vie de couple. 5 . LE CHOIX DE NOTRE NOUVEAU PASTEUR Appliquons ce mode de pensée à notre recherche d’un nouveau pasteur : Rappel : 1Tim 3/1-10 Il faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l'enseignement. Il faut qu'il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu'il dirige bien sa propre maison, et qu'il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté; car si quelqu'un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'Eglise de Dieu? Il ne faut pas qu'il soit un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil il ne tombe sous le jugement du diable. Il faut aussi qu'il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l'opprobre et dans les pièges du diable. Rappel : Tite 1/7-9 Car il faut que l'évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu; qu'il ne soit ni arrogant, ni colérique, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain honteux; mais qu'il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant, attaché à la vraie parole telle qu'elle a été enseignée, afin d'être capable d'exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs. Résumons en 2 caractéristiques ces indications bibliques et tirons-en une conclusion : 1 . Qualités personnelles
2. Qualités professionnelles
Rappel : Une hérésie, c’est une fausse doctrine. Exemple : enseigner que Jésus est le Fils de Dieu et qu’il est mort sur la croix pour le salut, et que nous avons à nous efforcer de mériter ce salut par des oeuvres bonnes... De ces quelques caractéristiques tout à fait bibliques, nous avons assez de repères pour accueillir et discerner si la personne qui nous sera présentée peut aspirer à la charge d’évêque comme dit la Parole. Prenons garde à ne pas donner une importance démesurée aux aspects non scripturaires, par exemple, la hauteur de la voix ou un accent local, la morphologie de la personne, son apparence vestimentaire, la marque de sa voiture ou l’absence de voiture... 6. CONCLUSION Nous avons dit que le futur pasteur nous sera présenté par des gens crédibles, qui ont toute notre confiance. Ils ont élaboré cette réflexion probablement de façon encore bien plus approfondie que je n’ai pu le faire en quelques minutes. En vue de cette élection nous courrons un certain risque : celui de prendre le futur pasteur en otage de nos idéaux. En effet, il y a un certain risque que nous idéalisions cette personne pour la faire correspondre à notre façon personnelle de l’imaginer, à notre sensibilité théologique personnelle sur un point précis, à notre façon de voir un aspect précis de la structure de ses prédications etc. Attention, danger... notre nouveau pasteur aura des défauts parce qu’il est un homme mais veillons à l’apprécier sur sa conformité aux quelques critères que nous venons de lire. Il me semble évident que si, pendant le temps d’essai, nous devions remarquer que notre futur pasteur était dépendant de l’alcool ou d’un toxique, nous devrions le dire à nos Anciens. De même si nous découvrions qu’il avait plusieurs femmes dans sa vie. Mais étant donné que notre Commission aura déjà examiné très soigneusement ces aspects, nous aurons à recevoir avec confiance (sans exclure le discernement) ce nouveau pasteur, et sa famille le cas échéant. Nous devons rechercher l’idéal, mais savoir que nous ne l’atteindrons pas dans tous les domaines : sans quoi, c’est la voie ouverte à l’esprit de partis... Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! Amen. |
||
![]() |
pour organiser quatre semaines d'écoute de la Bible à partir d'un enregistrement audio, jumelées à des prédications |
|
|
|
Pour d'autres sujets de prédication | |
|
|
||
|
|
||